Marie DU ROSTU

Une figure emblématique de l’ACGF

Marie Du RostuMarie Du Rostu est née le 6 septembre 1891, à la Roche-sur-Yon. Elle grandit dans un climat marqué par la séparation de l’Église et de l’État.

Après son noviciat à Paris, Marie du Rostu est envoyée au Mans, pour animer le groupe des jeunes.

Très rapidement, en 1920, elle est recrutée par le Comité central de la Ligue pour diriger la section des jeunes filles. Elle devait relancer les premiers groupes de « Jeunes de Ligue patriotique des Françaises » qui ne parvenaient alors pas à se développer. Sa rigueur, sa vivacité d’esprit et sa culture avaient été remarquées pour faire d’elle la première formatrice des jeunes de la Ligue.

De 1926 à 1935, elle intègre le Comité central où elle est chargée plus particulièrement de la communication. Dans la continuité de cette expérience, elle imagine et met en place les Bibliothèques Pour Tous. Le but des Bibliothèques Pour Tous était d’atteindre les hommes et les femmes de toutes les couches de la société, croyants ou incroyants, de sortir les bibliothèques des locaux confessionnels.

« On est donc arrivé à faire que, partout où les gens s’intéressent à la lecture, ils puissent trouver une bibliothèque« . Les Bibliothèques pour Tous deviennent le réseau privé de lecture publique le plus important de France, avec 20 bibliothèques en 1938, 753 en 1954, 1800 en 1969.

Elle est élue, en 1935, Secrétaire Générale de la Ligue. Elle a été l’artisane de la fusion entre la Ligue Patriotique des Françaises et la Ligue des Femmes Françaises. Elle organise le passage d’un grand rassemblement de femmes groupées initialement pour la défense des libertés religieuses en France, vers une attitude positive de formation des femmes et d’action sociale envers l’ensemble de la société : toute une évolution !

Après la guerre, se poursuit le service d’Entraide paroissiale, aidant les femmes à comprendre leurs droits et apportant une aide sociale aux familles en difficulté.
Elle entérine en 1952 la modification du sigle de l’Union Internationale transformé en UMOFC (Union Mondiale des Organisations Féminines) dont elle devient présidente cette même année.

Elle développe les relations avec l’UNESCO et la commission des droits de l’homme, la commission de la femme à l’ONU… où elle agit selon les principes d’un féminisme chrétien, prônant l’entraide entre les femmes, « dans la ligne de l’Évangile et le respect des valeurs féminines ». Elle y reste jusqu’en 1961.
Elle disait : « Il faut que peu à peu les femmes chrétiennes pensent « monde » comme elles ont pensé « famille, quartier, milieu, paroisse, diocèse, pays ».
Marie du Rostu, ce globe-trotter de l’évangélisation a prolongé et renforcé la dimension internationale du Mouvement et initié une coopération plus grande avec le « Tiers monde« .
En 1969, elle quitte l’ACGF et l’UMOFC.

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