Notre revue passerelle

 passerelle n°3

Profitons de la période estivale pour donner libre court à nos envies de découvertes. Parler culture, c’est simplement se laisser habiter par une certaine idée de la beauté.

Dans notre dossier, ne manquons pas d’admirer ces monuments chargés d’histoire que sont les cathédrales. Bercée par une douce musique, la lecture d’un bon livre permet un échange avec d’autres sur des mots qui nous ont touchées. La peinture, la sculpture, la musique et le chant autant de passion qui nous font dire :

Oui, la culture, c’est la vie !

Ce sont des activités sensibles et intellectuelles qui se réfèrent à la recherche du beau.

Ouvrons les yeux sur les beautés qui nous entourent, sachons simplement nous émerveiller, c’est l’invitation à lire notre revue  »passerelle  » n°3.

La revue est disponible par abonnement : 18 € par an pour 4 numéros.


Passerelle n°2

 

Dans ce numéro 2 de notre revue  »passerelle » nous sommes allées à la rencontre des jeunes femmes. Nous avons voulu savoir quel regard portent les jeunes femmes sur leur vie, l’Église et nous, leurs mères ou grands-mères ?
Comment conjuguent-elles carrière professionnelle, vie de femme, vie de mère ? Leurs choix sont-ils libres ? Leurs témoignages laissent entrevoir des préoccupations identiques aux nôtres : recherche d’un équilibre, harmonie dans la famille, bien-être des enfants.
À partir de leurs paroles d’aujourd’hui, réfléchissons avec elles pour demain ! Quels sont leurs projets, leurs attentes, leurs joies ?

Quelques témoignages de jeunes femmes.

Audrey 25 ans

Avant tout, j’aimerais réussir ma vie, être épanouie dans ce que je fais, dans ce que je vis, dans ce que je suis. J’aimerais être une femme et être moi. Et cela, j’en ai pris conscience et l’approfondi encore davantage grâce au scoutisme. Pour les jeunes filles à partir de 18 ans, est proposée une pédagogie qui fait découvrir l’intériorité, et qui, peu à peu fait prendre conscience de ce que nous avons à cœur de faire/ transmettre/vivre/être.

J’ai la chance d’avoir un travail que j’aime beaucoup et que j’ai choisi, qui correspond à mes études. Donc je suis bienheureuse. Qui plus est, ce travail me donne la possibilité de m’engager dans une vie associative à travers laquelle je transmets ce qui m’habite (le scoutisme), et je m’engage « dans ma ville » . Et je crois que c’est ce qui est important pour moi. Pouvoir avoir des temps privilégiés pour chaque activité, seul mon travail ne m’épanouirait pas totalement je crois, bien que je m’y sente bien. 

J’essaie de vivre ma foi au quotidien. Par les petites attentions, la prière (Ya du travail encore !!!), la messe en semaine parfois. Je suis impressionnée par la proposition faite en termes de groupes de prière, de pèlerinages, de retraites…On s’y perd parfois, mais quelle chance nous avons !
Je serais donc plutôt positive.

Je crois que, n’étant pas mère, j’ai du mal à comparer la vie de maman à la mienne. Les caractères sont différents, le vécu est différent. 
Je pourrais dire que je porte un regard admiratif sur le mariage de mes parents. Bientôt 30ans: c’est un bel exemple, et quel challenge !!

Marilou, 23 ans
Mes attentes et projets dans ma vie sont d’essayer de toujours m’entourer de gens bienveillants même si nous n’avons pas tous le même point de vue sur la vie en général. Mes attentes des autres et de moi-même, la tolérance et plus que ça, la compréhension de l’autre. Tant que l’autre m’accepte telle que je suis et que j’accepte l’autre tel qu’il est. Que ce soit au niveau personnel et professionnel, essayer de trouver un bon équilibre, ne pas privilégier un aspect bien plus que l’autre (pour en oublier l’autre par conséquent). Je sais principalement, à mon âge, ce que je veux éviter de faire. Eviter de continuer des relations avec des gens qui ne me correspondent pas et qui me font souvent entrer dans des situations de conflit/ou de désaccord. Mes plus grandes joies : réussir à prendre /organiser du temps avec les gens que j’aime (famille, amis), être libre et indépendante (parfois aussi!) d’entreprendre les activités que je veux (guitare, chant, peinture, cinéma, lecture, randonnée, etc.), voyager / changer d’air, aimer le travail que je fais et très bien 

Mes priorités dans la vie sont ma famille, même si habitant un peu loin d’elle actuellement, j’essaye de retourner dans ma ville natale un maximum dans l’année. Mes amis : même chose. N’ayant pas encore de compagnon et d’enfants il est vrai que mon travail prend aujourd’hui beaucoup de place. C’est aujourd’hui une grande priorité dans ma vie, car étant entrée dans la vie active il n’y a pas si longtemps, il me parait important de consolider au maximum cet aspect dans ma vie. De plus, J’ai pour projet de bientôt reprendre mes études, il m’est aujourd’hui difficile de prévoir de fonder une vie de famille. Autre priorité, prendre le temps et l’opportunité de voyager un maximum. 

Delphine, 34 ans
Trouver un équilibre dans ma vie entre la famille, les activités professionnelles et mon temps personnel. Mes envies relèvent surtout d’un besoin de prendre du recul ou de changer de cadre de référence en voyageant et en découvrant de nouveaux horizons. Mes joies les plus fortes sont celles que je partage ou que je vis avec ma famille et mes amis.

Jeune maman, ma priorité est d’assurer le bien-être de mon fils (éducation, satisfaction de ses besoins essentiels le sport occupe une grande place dans sa vie et de ce que je pense bon pour lui ce qui permet d’imaginer, de créer et de développer sa spiritualité-. L’autre priorité est de trouver du temps pour moi. Et j’ai beaucoup de mal à le faire.

Les contraintes professionnelles absorbent beaucoup trop de mon énergie. La difficulté à gérer mon temps, cette énergie dont j’ai grand besoin et mon tempérament (souci de bien faire et de ne pas passer à côté de l’essentiel et sentiment d’être toujours en train de courir) est facteur de stress. C’est pourquoi j’ai grand besoin d’écoute attentive et bienveillante que je trouve dans ma famille et auprès de mes amies.

La culture religieuse est pour moi un apport indispensable dans l’éducation. Ayant bénéficié moi-même de cet apport, je souhaite le transmettre à mon fils. Il vient de commencer le catéchisme. Ce n’est pas sa tasse de thé mais j’insiste personnellement pour qu’il ait d’autres points de repères, qu’il fasse d’autres rencontres et entende parler d’autre chose que le foot, la compétition. Je ferai l’effort de l’accompagner pour cela, même si personnellement j’ai pris du retrait par rapport à l’Eglise. J’ai été bien accueillie à la paroisse dans laquelle j’habite. J’ai apprécié le dynamisme du prêtre et la gentillesse des personnes qui s’occupent du catéchisme. Cela me donne une image d’Eglise vivante. Honnêtement, je me sens encore en décalage du fait que je ne suis pas régulièrement pratiquante. Sans parler de foi, je trouve que les enseignements reçus m’aident à prendre du recul et à me donner des points de repère. Ils m’offrent un cadre de vie et de référence.

Je me sens plus indépendante et autonome, plus exigeante aussi concernant l’équité homme femme. Paradoxalement, j’ai le sentiment que la qualité de vie de la génération qui m’a précédée est meilleure que la mienne. Et je suis pessimiste sur l’avenir des jeunes (et jeunes filles en particulier) de demain. Sans doute parce que je pense que le modèle social est en train de bouger fortement, que les cultures et les intérêts s’entrechoquent.

Ma vie est la suite assez logique de celle de la génération qui m’a précédée. Nous appartenons à la même histoire. J’ai beaucoup apprécié l’éducation reçue de mes parents même si je n’envisage pas forcément de tout reproduire. Mais je reprends volontiers à mon compte les principales valeurs reçues et je fais toute confiance à ma mère qui est ma confidente la plus proche. Peut-être que je m’interroge sur la compatibilité de certaines règles de vie avec la réalité actuelle ou bien sur la position du curseur en termes de tolérance ou d’autorité. Notamment dans la relation de couple : je suis beaucoup plus exigeante sur la répartition des tâches et sur le partage de l’autorité parentale. Plus largement, J’irai même jusqu’à dire que je fais davantage confiance à la compétence des femmes pour apporter la paix dans le monde.

Aude, 39 ans 
Suis-je une jeune femme, moi qui approche des 40 piges ?…
J’attends que ma vie serve à quelque chose. Je veux pouvoir laisser aux générations qui nous suivent un peu plus de sagesse que ce qu’il y a aujourd’hui.
Désespoir
Le monde d’aujourd’hui à maints égards peut être effrayant : les inégalités se creusent (en terme de richesse, de culture, de niveau de réflexion…), on ne croit plus en grand-chose. En conséquence les individualismes s’exacerbent (car il faut bien survivre) et chacun veut défendre son bout de gras, ses acquis, ses petits privilèges, son confort. Car il s’agit de vivre heureux entre soi au moins ! Les autres… Ben, ils n’ont qu’à, … Il faut que… Et puis tant pis pour eux ! Et la planète ? Ah ben, il faut faire quelque chose, mais je ne suis pas prêt(e) à renoncer à ma voiture, à consommer autrement, à rogner sur mon confort. Les autres n’ont qu’à…
Tout cela est inquiétant, très inquiétant. Je ne supporte pas l’injustice incarnée par ces puissants qui ne travaillent que pour leur cercle, parce qu’ils considèrent qu’il y a deux humanités : eux qui doivent avoir tous les privilèges, et les autres… « Tant pis pour eux !… » Ils n’avaient qu’à naître au bon endroit !
Et il y a toutes ces dépendances matérielles et technologiques qui réduisent nos facultés. Quel gâchis !
Résistance.
Et pourtant face au désespoir, au fatalisme et au conformisme ambiants, des personnes résistent, ont choisi de se convertir au service des autres ou de la planète. IIs consentent à vivre autrement. J’essaie d’en prendre le chemin, tout doucement, malgré les freins.
Et si j’ai accepté de mettre au monde des enfants, c’est parce que j’aimerais qu’à leur tour ils fassent partie de ces « résistants », afin de voir grossir les rangs des porteurs d’espérance, de ceux qui construisent vraiment une belle humanité respectueuse de chaque créature et de la nature.
Joli Projet ! Concrètement qu’est-ce que je fais ? J’enseigne, c’est tout. J’indique d’autres voies à mes étudiants que celles toutes tracées par les serviteurs de la consommation, de la croissance, de l’immédiat (je pense aux publicités et aux émissions stupides mais de grande influence diffusées en grand nombre à la télé, ou sur internet). Et surtout je m’efforce de leur apprendre à penser, à dire non ou oui en conscience, à développer leur esprit critique en les confrontant à d’autres idées. Je veux leur apprendre à voir et à apprécier les vraies belles choses de l’art et de la culture. Leur rencontre offre des joies incomparables avec l’acquisition d’un nouveau bien matériel. Je veux leur apprendre à prendre sur eux, à faire des efforts, à se dépasser, à prendre confiance en eux pour avoir un jour le courage de leurs idées. J’aimerais que, même s’ils sont étudiants en techniques de commercialisation, ils ne se laissent pas corrompre par le confort de l’argent, et qu’ils placent des idéaux humanistes en point de mire.
J’ai les mêmes souhaits pour Guilhem et Ariane. Mais avec eux je parle plus ouvertement de Dieu, et de la confiance qu’il m’inspire malgré le regard lucide que je veux poser sur le monde.
Mais comment transmettre tout en laissant libre ? Comment rendre fort tout en protégeant ?
Il me semble que mes parents y sont parvenus. Je me sens forte et libre. Y parviendrai-je à mon tour ?
L’Eglise
Depuis quelques années (notamment à partir de mon entrée dans la vie active) ma relation avec l’Eglise est un peu distante : manque de temps, scrupules à l’égard de mon conjoint (qui pourtant respecte ma foi ). Pourtant nulle déception de mon côté, mon attachement à ma religion demeure, et c’est une vraie joie pour moi d’aller à la messe (peut-être parce que c’est moins régulier).
Je n’ai pas répondu à quelques appels : participation à des groupes de jeunes adultes, préparation au baptême… Malgré les qualités d’accueil de tous ces dispositifs de rencontre sans doute très enrichissants, j’ai toujours crains leur aspect communautariste. Le jour où je m’investirai ce sera sans doute en aumônerie auprès de lycéens, ou dans le cadre d’une association (type CCFD, ATD quart Monde, Emmaüs ou secours catholique) ayant un but concret précis : culture populaire, alphabétisme, assistance à des sans logis, ou sans papiers,…
Pour le moment je m’en tiens à mon boulot, ma famille, mes amis, mon cours de dessin et quelques sorties culturelles. Et mes engagements associatifs sont relatifs à mon travail et à mon cours de dessin. C’est un peu égoïste. Alors j’essaie de faire ça bien ! …
Et ma relation avec ma mère? Apaisée, me semble-t-il. J’ai enfin obtenu sa confiance !!!! Mais nous ne partageons pas les mêmes indignations. Je pense comprendre les siennes. Comprend-elle les miennes ? Cela me peinait avant, aujourd’hui ce n’est plus le cas, ou alors pas longtemps. Nous n’avons pas les mêmes analyses politiques, il nous arrive d’avoir des dialogues de sourds sur des sujets de politique et de société. Nous n’avons pas le même attachement à la tradition. Pour moi gauche ne rime pas avec débauche. C’est ainsi… Mais le souci de l’humain demeure commun.

Etre une femme en 2018
A l’heure actuelle, une femme a de nombreuses attentes, que ce soit personnelles, familiales ou professionnelles…La vie actuelle est faite de projets, d’ambitions, d’espoir, de joies, mais également de peines et de désarroi ; Il nous est demandé de concilier nos vies personnelles, familiales et professionnelles en une seule vie. Il faut réussir à concilier tous les aspects de notre vie en une seule journée.
Pour ma part, afin de gagner en sérénité et d’avoir du temps de qualité avec ma famille tout en travaillant à l’extérieur, il m’a semblé préférable de travailler en milieu hospitalier en horaire de nuit et après 18 mois d’essai je suis ravie d’avoir du temps pour tout et tout le monde…Ainsi, à l’heure ou les gens vont se reposer, je travaille de 21H à 7H, un travail enrichissant qui satisfait pleinement mes attentes professionnelles et qui me permet de gagner ma vie. Puis, en rentrant du travail, je prépare mes enfants pour l’école et pendant leurs journées à la crèche et à l’école : je dors. A 16 heures, je suis ainsi toujours disponible pour être à la sortie de l’école et être à la maison pour le retour du travail de mon mari. Nous pouvons ainsi passer la soirée en famille et après avoir couché les enfants, il me reste un peu de temps en tête à tête avec mon mari.
Il est pour ma part très important de pouvoir passer du temps avec chacun de mes enfants, d’être présente pour les devoirs, les sorties scolaires, les activités extérieures et que mes enfants ne soient pas bousculés par les intervenants extérieurs ( baby sitter, animateur). Je souhaite que mes enfants ait des référents uniques : leurs parents. J’ai vraiment besoin chaque semaine d’avoir quelques heures ou je peux faire ce qui me fait plaisir, voir des amies, faire les boutiques, tricoter, coudre ou tout simplement lire. C’est un temps nécessaire pour me ressourcer…
La foi est toujours présente dans ma vie et nous la vivons principalement en famille. J’aime parler de Jésus et de la vie des Saints avec mes enfants. Nous prions beaucoup à la maison et nous essayons de partager cette foi. Mais il est pour nous souvent difficile d’aller à la messe en travaillant un week end sur deux et parfois pendant les repos on a le désir de rester à l’intérieur de notre foyer. C’est pourquoi j’apprécie d’être bénévole pour la catéchèse de mes enfants afin d’être rassembler, mais également de faire partie de l’Acf et d’avoir des rencontres mensuelles et pouvoir parler librement de nos croyances. L’Eglise d’aujourd’hui accueille ses paroissiens facilement et avec bienveillance.
Je garde malheureusement de tout cela un regard assez négatif sur notre vie. Nous devenons de plus en plus individualiste et pensons d’abord à nos besoins avant autrui. Notre société est toujours en guerre, c’est à qui fera mieux, qui aura le plus d’argent, le meilleur métier. Il faudrait toujours être plus fort. Cette vie me fait peur, pour moi mais surtout pour mes enfants et les générations à venir. J’aimerais qu’ils soient dans le partage, qu’ils soient heureux chaque jour un peu plus et qu’ils pensent que l’avenir peut être que meilleur.
Ce gout amer de ne jamais donner assez nulle part. Cette culpabilité infinie de ne pas passer assez de temps chaque jour avec les enfants …
En 2018, une maman qui travaille est encore un sujet complexe, ou l’envie de réussir doit forcément passer par tant de sacrifices. Un confort sans victoire. Devoir tout le temps faire des choix !!!

La revue est disponible par abonnement : 18 € par an pour 4 numéros.


La revue passerelle est le nouveau journal de l’Action catholique des femmes.

Il permet de créer un lien entre les adhérentes et les sympathisantes.

Il reflète la vie des femmes aujourd’hui en Acf.

Nous vous présentons le premier numéro pour janvier-février-mars 2018.

 


Cette revue de 24 pages a pour but de parler de ce que vivent les femmes aujourd’hui en développant des thèmes qui les touchent dans leur vie de tous les jours : le premier numéro présente un dossier sur la joie.

Elle se fait l’écho de ce qui passe au niveau national, dans les régions et dans les associations partenaires.

Vous trouverez aussi chaque trimestre des pages spirituelles et le portrait d’une femme en Acf.

Le comité de rédaction est composé de femmes de toute la France qui mettent leurs compétences à titre bénévole au service du journal : Brigitte Caillaud de Charente-Maritime, Anne-Marie Cunzi de la Drôme, Marie-Lise Moser du Tarn, Nadyne Schmitt du Rhône, Rose-Marie Maillier du Jura, Véronique Genelle du Nord. Elles sont accompagnées de l’aumônier de l’Acf Henri Gautron qui vient de Vendée.

L’équipe se réunit tous les deux mois à Paris et communique par internet ensuite pour échanger et corriger, donner leur avis en respectant les délais.

La revue est disponible par abonnement : 18 € par an pour 4 numéros.

2 réflexions au sujet de « Notre revue passerelle »

  1. Anonyme

    J’ai partagé passerelle à mon équipe et à la fin nous avons partager le texte biblique et a susité deux abonnements et peut-être d’autres à venir . serai t il possible de m’en envoyer un autre pour le partager . donner envie de s’abonner . merci

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  2. Membre ACF

    Vous nous avez envoyé un courrier pour nous inciter à nous abonner, mais sans plus de renseignements sur le mode de souscription…

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