Un temps pour changer : Agissons en samaritain

 

 Un temps pour changer : Agissons en samaritain 

Le prochain Passerelle qui paraitra  après le 15 avril aura pour thème le sport.

Tout sportif de haut niveau ou simplement du dimanche sait bien qu’il faut tenir dans  le temps….

Il en est de même pour le Carême : l’élan reçu lors de la messe des cendres peut s’essouffler. Nos bonnes résolutions sont d’autant plus mises à l’épreuve, avec cette période de virus qui s’éternise. L’absence de lien social affecte notre moral, notre patience et facilite les incompréhensions, les non-dits.

L’ouvrage du pape François : un temps pour changer, Ed Flammarion, 2021

Selon le pape François, dans une crise, notre fonctionnalisme est ébranlé, et il nous faut revoir et modifier nos rôles, nos habitudes afin d’en sortir meilleurs. De tels instants exigent toujours que tout notre être soit présent ; on ne peut pas reculer, revenir aux anciennes habitudes ni aux anciennes postures. Pense au Samaritain : il s’arrête, il approche, agit, entre dans le monde de l’homme blessé, se jette dans la situation, dans la souffrance de l’autre, et crée ainsi un avenir nouveau.

Agir en Samaritain, dans une crise, c’est me laisser atteindre par ce que je vois. Regarder et s’approcher du Christ souffrant, donnant sa vie par amour, ressuscité et vivant pour toujours, est, pour nous, source de confiance en la vie nouvelle qui vient. Ça nous donne le courage de cesser les lamentations, pour pouvoir sortir et nous mettre au service des autres ; et ainsi, nous permettrons le seul changement possible, celui qui ne naîtra que de la compassion et du service. […]

Le monde est en continuelle création. […]

Sans cesse, Dieu veut faire advenir le monde avec nous, ses collaborateurs. Il nous a invités à le rejoindre depuis le tout début, en temps de paix comme en temps de crise – à tout moment. Ce n’est pas un cadeau tout emballé qu’on nous aurait remis en disant : « Tiens, prends le monde. »

Ainsi, ce qui est à venir ne dépend pas d’un mécanisme invisible, d’une destinée dans laquelle l’humanité demeure passive, spectatrice. Non : nous sommes acteurs, nous sommes si je puis m’exprimer ainsi – des co-créateurs. Quand le Seigneur nous dit d’aller de l’avant et de nous multiplier, de maîtriser la terre, il voulait dire : soyez les créateurs de votre avenir.