Archives par étiquette : place des femmes dans l’Eglise

Nomination de Maria Lia Zervino au dicastère des évêques

 

Le bureau national de l’Acf  félicite Maria Lia pour sa nomination  pleine d’espoir au dicastère des évêques à Rome.

Pour rappel Maria Lia Zervino,laïque est présidente de l’Union mondiale des organisations féminines catholiques -UMOFC

http://www.wucwo.org

https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2022-07/nominations-dicastere-eveques-femmes-pape.html

Réflexion sur la place des femmes dans l’Eglise

 Voici une réflexion de deux philosophes: l’une laique et l’autre consacrée  dans une tribune de la croix  en ce  8 mars 2022

« Dans l’Église, la femme ne doit pas être la Schtroumpfette du Schtroumpf »

En s’appuyant sur Simone de Beauvoir et le personnage de la Schtroumpfette, les professeures de philosophie Marie Grand et Blandine Lagrut proposent une réflexion sur la place des femmes dans l’Église. Une contribution importante aux débats post-Ciase symboliquement publiée ce 8 mars, pour la Journée internationale des droits des femmes.

On s’interroge souvent sur la « place des femmes dans l’Église ». Sont-
elles suffisamment présentes ? Mais en réalité cette question elle-même est déjà
problématique. Simone de Beauvoir s’étonnait d’avoir à rédiger Le Deuxième Sexe : «
Un homme n’aurait pas l’idée d’écrire un livre sur la situation singulière qu’occupent
dans l’humanité les mâles. » La place de l’homme va souvent de soi, contrairement à
celle de la femme : là se trouve la grande asymétrie. Pour rééquilibrer cette
situation, il ne suffira pas de faire plus de place aux femmes ou de répartir mieux
les charges – selon un modèle topographique. Il faudra plutôt insuffler de nouvelles

pour que « le couple humain trouve sa vraie figure », selon l’expression de Beauvoir.

Le grand mérite de cette philosophe est d’être descendue à la racine de la difficulté en montrant que ce qui dysfonctionne, c’est d’abord la relation entre les sexes. La logique voudrait que l’homme diffère autant de la femme que la femme diffère de l’homme, or on a tendance à faire de la femme l’« Autre absolu ». Un peu comme chez les Schtroumpfs : le masculin est le centre, la norme, le neutre, le même ; le féminin est la périphérie, la variation, la différence, l’Autre. La femme, comme la Schtroumpfette, est parachutée au milieu du récit, c’est l’élément d’exotisme*. Occupant une place marginale, elle est vouée à s’adapter à un monde pensé sans elle, cantonnée à des postures stéréotypées qui l’empêchent de se déployer comme singularité. L’homme, comme le Schtroumpf, manque alors d’un vis-à-vis qui lui permettrait de se comprendre lui-même comme un autre.

L’Église et le syndrome de la Schtroumpfette

. On a par ailleurs cru valoriser les femmes en magnifiant certaines de leurs supposées qualités, notamment leur douceur naturelle, sans percevoir que cela risquait de les évincer de la dialectique créatrice propre à tout rapport d’altérité. Or, le paradoxe de l’« Autre absolu », c’est qu’on peut faire sans : dans certaines épîtres, on finira d’ailleurs par leur imposer le silence dans les assemblées (1 Tim 2,14-15). Comment expliquer ce durcissement ? Peut-être par la nécessité de s’accommoder aux mœurs de l’époque largement misogynes, comme le soutiennent certains théologiens. Pour rendre l’Évangile crédible et ne pas scandaliser les païens, mieux valait que les femmes s’effacent. Idéalisation du féminin, stéréotypes qui réduisent les particularités et, in fine, invisibilisation : ces processus souterrains à peine conscients contestent aux femmes la capacité à être de véritables vis-à-vis pour les hommes.

Pourtant, les Évangiles n’imposent pas cette lecture. Jésus ne définit nulle part « la femme » et ne fixe jamais son rôle dans l’Église ou dans le monde. Il interroge même les images dans lesquelles elle pourrait s’enfermer (Lc 11,27-28). Plutôt qu’une « théologie de la femme », la Bible met en avant la différence sexuelle, et ce dès les récits de création. C’est dans le creuset de ce rapport dialectique équitable, dont les termes ne sont jamais essentialisés, qu’hommes et femmes sont appelés à entrer en relation. La domination masculine est explicitement présentée dans la Genèse comme une malédiction (Gn 3,16). Cette asymétrie est une injustice dont nous ne devons pas nous accommoder mais une blessure à guérir. La relation homme-femme se trouve donc au cœur du souci divin ; c’est l’un des enjeux du Salut.

Rétablir la réciprocité

Rétablir la vie de cette relation, c’est essentiellement en rétablir la réciprocité. C’est ce que les institutions laïques cherchent à faire par souci de justice. C’est ce que nous devrions promouvoir par souci évangélique. Il est intéressant de noter que le baptême chrétien est l’un des rares rites initiatiques parfaitement mixtes. La fille comme le garçon y reçoivent le même sacrement et naissent à la même vie nouvelle. Sur le fond de cette condition commune et indélébile, on peut espérer que la différence des sexes mûrisse en une conflictualité sereine, une « guérilla sans reproche », selon les mots de René Char.

Comment, dans l’Église de demain, le couple humain trouvera-t-il « sa vraie figure » ? S’il est vrai que les enfants de Dieu, égaux en tant qu’unis au Christ, ne forment qu’un seul corps, on tenterait bien une sorte d’« acupuncture ecclésiologique » : plutôt que de risquer une chirurgie invasive, insister avec sagesse sur quelques points sensibles jusqu’à ce que l’organisme invente lui-même de nouveaux équilibres. Parmi les grands méridiens où circule la vie de l’Église, il y a tout d’abord la parole. Il est urgent d’entendre davantage de voix féminines dans les assemblées, car si dans l’Antiquité on servait mieux la diffusion de l’Évangile en restreignant la prédication des femmes, aujourd’hui leur silence est un contre-témoignage.

Gouvernance partagée

Concernant la gouvernance, le rapport de la Ciase a rappelé qu’un exercice dialectique du pouvoir permettait d’en limiter les dérives. Nombre d’associations et de communautés vivent déjà des expériences heureuses de gouvernance mixte. Dans ces modèles d’organisation, chacun conquiert non pas le droit d’exister contre l’autre mais la capacité d’être soi grâce à l’autre. Peut-être gagnerait-on aussi un temps précieux en se mettant à l’écoute de l’expérience et de la créativité apostolique des femmes elles-mêmes pour dégager les nouvelles formes de ministères dont nous avons besoin. Avec tact, avec détermination, rétablir l’équilibre de la relation femme-homme, afin que chacun soit l’autre de l’autre.

 

Le plaidoyer de l’Acf

Quelle place des femmes dans l’Eglise ?

Le pape ouvre les « ministères institués » aux femmes.

Dans un motu proprio publié lundi 11 janvier, le pape François ouvre la possibilité de confier, de manière permanente, les ministères institués de lecteur et d’acolyte aux femmes.

La place des femmes dans l’Eglise reste une question centrale pour l’Action catholique des femmes.

 

L’association prône  donc une véritable alliance femmes-hommes dans les institutions ecclésiales. Pour lire le plaidoyer cliquer sur le lien ci-dessous

Plaidoyer Acf Pour la juste place des femmes dans les instances décisionnelles de l’Eglise

https://www.promessesdeglise.fr/category/thematiques/femmes-dans-leglise/


 

Visite des présidentes  au Vatican du 26 au 30 juin 2017 .

Une visite pour se faire connaitre auprès des différents dicastères du Saint-Siège. Association française fondée en 1901 qui œuvre pour la dignité et la promotion des femmes dans les domaines de la vie familiale, professionnelle, politique, associative et ecclésiale.

Un changement pour souligner l’identité de l’association comme un mouvement catholique de femmes et non plus seulement un mouvement de femmes catholiques. Un moyen aussi de confirmer sa mission originale pour aider les femmes à cultiver leur propre vie spirituelle.

La place de la femme dans l’Église reste une question centrale pour l’Action catholique pour les Femmes. L’association prône un véritable partenariat femmes-hommes dans les institutions ecclésiales, et espère un changement de regard de la part de l’Église.

Lucetta Scaraffia a publié sur  » l’osservatore romano », journal lu par le Pape François, un article sur l’écriture du  »Plaidoyer pour la juste place des femmes dans l’église »

Article en italien ci-dessous

Traduction en français, lien ci-dessous

ACF Osservatore romano

Rose-Marie Maillier, la présidente de l’Acf présente l’action de l’association et sa contribution pour la reconnaissance de la place de la femme dans la société et l’Église. Source Radio Vatican :

http://fr.radiovaticana.va/news/2017/06/30/laction_catholique_des_femmes_en_visite_au_vatican/1322397

 


Le plaidoyer dans les régions et les départements 

Nous sommes invitées à lire, et à travailler ce document qui est le nôtre.
Pour cela, si vous ne l’avez pas, un Kit de compréhension est à demander au National.

Plaidoyer Acf Pour la juste place des femmes dans les instances décisionnelles de l’Eglise

On en parle !

Pour la juste place des femmes dans les instances décisionnelles de l’Eglise.

 Plusieurs journaux ont fait paraître des articles sur le plaidoyer. Consultez-les dans l’espace presse du site – page d’accueil du site.

Interview de Françoise le Galliot, Présidente, par Radio Notre Dame, le vendredi 9 octobre 2015 dans l’émission Rencontre sur le thème : Les oubliées du Synode, les femmes…

https://radionotredame.net/emission/rencontre/09-10-2015/

Pour écouter l’émission, cliquez sur Télécharger le podcast de cette émission

Revue de presse

Alors que les femmes sont ultra majoritaires parmi les catholiques pratiquants et les laïcs engagés, elles deviennent minoritaires dans les instances de décision de l’Eglise. Ainsi, devant la mise en lumière des inégalités hommes – femmes, n’est – il pas venu le temps pour l’Eglise catholique d’ouvrir son mode de gouvernance et de fonctionnement aux femmes ?

Fort de ce constat, le plaidoyer de l’Acf, véritable document ecclésial, porte la parole des femmes de l’association et propose au travers de l’analyse des causes, des solutions à la faible représentativité des femmes dans l’Eglise.

communiqué de Presse  plaidoyer Acf

 

Une femme au Synode des évêques

 

L’Acf se réjouit de la nomination récente de la française Nathalie Becquart, première femme   sous-secrétaire du Synode des évêques. Cette religieuse obtient ainsi le droit de vote au Synode.

Ce choix témoigne ainsi  de la volonté du pape François de promouvoir les femmes dans les instances décisionnelles de l’Eglise.

Dans le plaidoyer Acf paru en 2015, nous appelions au discernement de l’Eglise pour faire participer les femmes à l’ensemble des responsabilités dans l’Eglise .

La place des femmes dans l’Eglise reste une thématique centrale de réflexion au sein de l’association.

https://www.facebook.com/Action-catholique-des-femmes-759247000831066/

https://actioncatholiquedesfemmes.org/?s=plaidoyer